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Intervention le jeudi 22 à 19h30 à l’Équitable Café, cours Julien à Marseille, à l’occasion d’une semaine sur Marseille qui accueillera entre autres Alèssi Dell’Umbria, Bruno le Dantec ou Jean-Pierre Garnier. L’exposition « Belle, peut-être pas, mais ô combien charmante » issue de notre séjour à Istanbul (Y. Lamoulère, J. Garniaux, R. Verbraeken, N. Guiraud) est installée à l’Équitable café depuis hier et jusqu’à fin avril.
Depuis le début des années 2000, l’image de Marseille remonte une pente qui semblait bien raide, en passant de capitale du banditisme et de la drogue à capitale culturelle. En même temps que le TGV (2001), qui place la ville à trois heures de Paris, de nouveaux habitants du nord de la France attirés par le soleil et le « cosmopolitisme » marseillais arrivent en grand nombre. 10 ans plus tard, et à l’heure de l’auto-congratulation générale autour du projet de marketing urbain Marseille-Provence 2013, le collectif Géographiques propose un rappel sur le contexte historique et urbain dans lequel le label de capitale européenne de la culture a été obtenu, en essayant de tracer les contours de ce qui attend les Marseillais après 2013.
Ce week-end, Géographiques participe à deux rencontres marseillaises, au cours desquelles on aura de nouveau l’occasion d’évoquer Istanbul :
- L’exposition Belle, peut-être pas, mais ô combien charmante est installée à l’union musicale et sportive de l’Estaque dans le cadre d’Estaqu’arts jusqu’à dimanche soir. Le programme est disponible en pdf ; l’UMS est située au 28, plage de l’Estaque (voir le plan sur le flyer).
- Le court métrage Echos d’Istanbul : la ville en capitale européenne de la culture, réalisé par David Mateos Escobar et Marie-Alexis Milbach (23′), sera diffusé pour la première fois le dimanche 5 juin à 16h30, au festival OSOOVLÆBREM organisé par Ciné Dahdah au Garage Dahdah (14 boulevard… Dahdah, dans le 3e arrondissement). Toute la journée du dimanche sera ponctuée de projections, de diffusions, de cuisson de pizza (ramenez les ingrédients), etc. Une journée qui promet !

Ça y est : après un mois d’installation à l’Alhambra, on a démonté lundi l’expo Belle, peut-être pas, mais ô combien charmante. Bilan : quelques retours parfois enthousiastes, parfois moins, un papier plutôt flatteur, et surtout l’occasion de tester une certaine forme de travail commun. Et sur ce dernier plan, le bilan serait plutôt « to be continued » !
Merci à l’Alhambra et à Radio Grenouille de nous avoir proposé cet espace d’expression. Côté Géographiques, d’autres étapes arrivent pour poursuivre le récit stambouliote – plus d’infos bientôt.
Géographiques s’associe à l’événement Istanbul à facettes, organisé par Radio Grenouille et l’Alhambra cinémarseille.

Marseille et Istanbul sont deux villes ports à la croisée de plusieurs continents et cultures. Largement ouvertes sur la mer, elles révèlent des visages que plus de 2600 ans d’histoires ont contribué à façonner. L’une et l’autre fascinent par leur capacité à dialoguer dans le chaos et par leurs diversités sans cesse renouvelés. Mais au-delà de ces jeux de miroirs, que se passe-t-il dans cette mégalopole turque de plus de 13 millions d’habitants, à l’heure d’une modernisation et d’une transformation urbaine accélérées ? A vous de voir et d’entendre en sons, films, images et rencontres. Ecoutons Istanbul, elle parle aussi de nous !
A propos de l’exposition « Belle, peut-être pas, mais ô combien charmante »
Au-delà des différences, évidentes – l’une fait plus de quinze fois la taille de l’autre – Istanbul et Marseille partagent plusieurs points communs. Souvent décriées dans leurs pays respectifs, ces villes pleines de défauts selon les canons habituels connaissent toutes deux aujourd’hui un développement accéléré qui attire l’attention.
Alors que l’idée d’une compétition à l’échelle mondiale entre les territoires fait son chemin et devient norme, les décideurs se tournent vers les outils du marketing pour attirer et conserver les ressources nécessaires au développement de leurs villes. La multiplication des labels, des logos ou des slogans, l’organisation de grands événements constituent la partie visible de cette nouvelle manière de concevoir notre rapport aux lieux.
A l’été 2010, guidés par la curiosité et l’envie d’aller voir là-bas ce qui se trame ici, nous avons arpenté Istanbul, capitale européenne de la culture, au hasard des rencontres avec ceux qui l’habitent ou l’observent. L’événement s’affichait alors sur les murs et dans les discours. Aujourd’hui, si le leitmotiv Istanbul 2010 – Avrupa Kültür Başkenti ne résonne plus entre la péninsule historique et la place Taksim, les opérations de rénovation urbaine, elles, continuent de se multiplier…
A Marseille aussi, les grues se font omniprésentes. La locomotive Euroméditerranée, lancée depuis de nombreuses années, se rapproche petit à petit des quartiers Nord de la ville. En écho à la situation stambouliote, il nous a paru pertinent de présenter les premiers éléments d’un travail en cours de témoignage et de rencontres avec les habitants de ces quartiers.
Deux ans avant Marseille-Provence 2013, cette exposition propose donc de croiser les lieux mais aussi les questions, pour y voir peut-être plus clair sur la place du marketing urbain par la culture dans le développement des villes. Les images et paroles que nous avons récoltées, souvent contradictoires, sont une première matière pour mener une réflexion critique sur les capitales européennes de la culture, loin de tout futurisme angélique. Elles invitent aussi à mettre en avant la poésie et l’esprit des lieux des habitants de ces cités « en régénération ».
Photographies : Yohanne Lamoulère (Transit/Picturetank)
Textes : Jérémy Garniaux (Géographiques)
Cartes : Noé Guiraud (Géographiques)
Dessins : Rémi Verbraeken
Le programme complet de l’événement (PDF)
La Plate-forme associative des géographes étudiants organise en juin à la Bibliothèque de l’Alcazar, Cours Belsunce à Marseille, un colloque sur le thème des migrations en direction de l’Union Européenne, accompagné d’une exposition de l’étude cartographique de Philippe Rekacewicz « Frontières, migrants et réfugiés ».
L’exposition sera visible dans la bibliothèque dès le 1er juin, tandis que le colloque se tiendra sur deux jours les 18 et 19 juin. Plus d’informations sur le site de la Plage !

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